CHIKUNGUNYA : vigilance sur l’utilisation des fonds et sur le suivi sur le long terme de la crise.
Le premier ministre est venu. Que faut il retenir de cette visite ? Avant tout la compassion s’impose pour les 200 000 malades et pour toutes les familles endeuillées. Nous nous associons à leur douleur et aujourd’hui c’est avec beaucoup d’émotion qu’on parle de l’épidémie. Je crois que c’était de notre responsabilité de montrer du doigt les carences, les manquements, la sous-estimation par les pouvoirs publics de la crise du chikungunya. Par contre il est aussi de notre rôle de faire des propositions et contribuer à la lutte anti-vectorielle. C’est ce que nous avons fait dès le départ en proposant la lutte biologique avec le bti, la démoustication mécanique, la mise en place d’un service de prophylaxie efficace, doté de moyens… C’est ce que nous avons continué à faire en remettant au premier ministre une contribution dépassant le stricte cadre de la lutte ponctuelle et débordant sur le rôle de laboratoire que pourrait jouer notre département en matière de recherches relatives aux maladies tropicales, de co-développement, de formation aux métiers de la santé par exemple. D’ailleurs l’exemple et l’expérience malheureuse de la réunion dans la gestion de la crise servent à la mise en place d’un plan de démoustication dans le sud de la france métropolitaine. Ainsi, il bon de voire que des réponses ont été apportées allant dans le même sens. Il nous faut maintenant continuer à faire l’évaluation de ces mesures, à réajuster (les salariés victimes ne peuvent pas être des victimes ignorées). La vigilance sur l’utilisation des fonds prévus s’impose ainsi que sur le suivi de cette crise sur le long terme. La contribution de tous est souhaitée. Chaque réunionnais devra être associé à la lutte. Ensemble poursuivons nos efforts et continuons à lutter contre le chikungunya.
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