Les problèmes d’endiguements de ravines à Saint André
Les récentes déclarations de certains élus jeudi dans la presse nous interpellent à plus d’un titre :
• nous sommes d’abord ravis de voir que le problème de l’endiguement est devenu une préoccupation de la municipalité mais nous nous demandons pourquoi des projets n’ont pas été finalisés et ficelés depuis le temps et sommes indignés de constater le retard pris à ce niveau !
• Il faut quand même noter l’existence de certaines incohérences dans les déclarations. Déclarations d’un adjoint au maire jeudi soir sur les ondes : « il faut protéger les habitations de la rivière du mât les bas… » - Si des habitations sont en danger, c’est qu’elles sont exposées dans des zones à risques...
...- Prenons le problème du début. Les mêmes élus qui aujourd'hui dénoncent la dangerosité des habitations sont les mêmes qui ont favorisé le développement de logements dans des zones à risque. Quelle est donc leur part de responsabilité dans le constat actuel ? Plus précisément, qui a permis et autorisé ces constructions dans des zones dangereuses et en principe inconstructibles ? Où en est le plan de prévention contre les risques en inondation sur saint andré ? Les réponses à ces questions permettraient aux saint-andréens d'aller au-delà d'un simple état de fait en posant une réflexion sur les moyens que nous nous donnons pour remédier à la situation.
Pour ce faire nous rappelons que Saint André est la seule ville de l’est qui n’a pas signé son ppri ! En décembre 2005, notre municipalité a engagé une discussion sérieuse sur son sadd. A notre initiative le problème de l’endiguement a été posé.
Une telle démarche nous obligerait à envisager le sujet de l'endiguement non pas de manière particulière avec en hypothèse le cas de rivière du mât les bas mais de penser globalement l’aménagement de saint andré. Les zones géographiques à traiter sont la rivière du mât, la ravine sèche, d'autres ravines importantes.
Précisément, nous déplorons de ne pas voir endiguer la rivière du mât (depuis chemin salazie jusqu’à rivière du mât les bas en passant par rivière du mât les hauts et la cressonnière) et permettre ainsi l’exploitation des terres à faible potentiel agricole et caillouteuses (au lieu de laisser partir les terres agricoles de la ville – la remise en cause du plu de saint andré vient confirmer cette dilapidation du foncier agricole) afin qu'émergent zones industrielles, d’habitations, zac…
En sus, l’endiguement doit concerner la ravine sèche qui traverse la ville depuis chemin morin jusqu’à cambuston et même des ravines de dioré mettant à mal le réseau routier de ce quartier et ses exploitations agricoles en temps de pluie, ou encore certaines ravines de bras mousseline à bras des chevrettes. Vous l'aurez compris chacune de ces rivières a fait l'objet de discussion voir même de promesses de campagne non tenues de l’ancien conseiller général du 2ème canton.
Ce manque de vision globale au profit d'une approche sectorielle et électoraliste de l’aménagement du territoire communal pénalisent le développement durable de notre territoire.
Aussi, nous insistons pour qu'une vision globale et cohérente des problèmes d’endiguement de saint andré nous soit révélée. Réfléchissons dès lors à un schéma global et cohérent d’endiguement à saint andré afin de protéger nos populations et nos quartiers. Pour atteindre cet objectif la sem est un moyen pour que nous travaillions de concert communes, région et département. Une structure unique permettant que des décisions soient prises, des décisions respectueuses du principe de développement durable dont la mission s'étend à l'échelle de la réunion.
De même nous sommes conscients des difficultés que peuvent rencontrer les communes pour faire face aux crues, aux problèmes de réfections des radiers, d’assainissement et d’écoulement des eaux pluviales. C’est pour cela que lors d’un récent conseil municipal et en commission permanente du conseil général, nous avons plaidé pour une augmentation de l’enveloppe du frafu primaire et secondaire afin d’aider les communes à assumer leur compétence.
Cependant nous pensons que, seules, les communes n’y arriveront pas et que l’idée de la création d’une sem rassemblant toutes les communes, la région et le conseil général, va dans le bon sens et peut être considéré comme un début de solution pour surmonter la crise que connaissent nos communes et saint andré en particulier et ainsi régler les problèmes d’endiguement, de radiers, de routes et d’eau sur le long terme.
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