Le débat sur les orientations budgétaires est un exercice obligatoire et vient donner les grandes lignes de
l’action municipale pour l’année. Les élus de l’alliance ont eu l’occasion de donner leur point de vue en séance du conseil municipal. Ci-joint quelques extraits.
Cela aurait du être le dernier débat relatif aux ob. Mais les échéances ont été repoussées de 1 an. Tant mieux, tant pis…chacun tire la conclusion qu’il veut.
Cependant discuter des orientations budgétaires à la deuxième semaine de mars me semble un peu loin dans l’année: hélas, on n’oriente plus, on adapte et on agit.
Le contexte socio-économique nationale et local est effectivement important puisque de tout cela dépend les finances de l’état, donc des collectivités et donc de notre collectivité. Vous n’êtes pas sans savoir que 25% des recettes de fonctionnement proviennent de l’état (14m€ dont 7 à 8 m€ de dotation globale de fonctionnement – chiffre de 2006). Le reste des recettes de fonctionnement provenant des impôts locaux (9m€ soit 18%) ou de l’octroi de mer (14m€ soit ¼ de ces recettes)…
En fonctionnement la majorité dit que les dépenses réelles atteignent 47,5 m€, mais nous tenons à préciser qu’elles étaient à 48m€ en 2005 !
En investissement, elle dit réaliser 68% mais c’est 68% de 23m€ (bp 2006), ce qui représente que 15m€, alors qu’elles étaient de 37m€ en 2005 !
Voilà quelques nuances, mais nous aurons l’occasion d’en débattre prochainement lors du budget primitif 2007.
Nous en revenons aux orientations !
Ces orientations arrivent à moins de deux mois des élections présidentielles et à un peu plus de trois mois des prochaines législatives. Ajouté aux municipales et cantonales de 2008. Cela fait donc une année riche en élections. Cela peut entraîner une certaine hésitation mais cela permet aussi à certains de « rentrer en trans »… D’où notre préoccupation de ne pas voir l’outil municipal être utilisé à des fins électoralistes. Je mets en garde déjà face à ce risque pas si mineur que cela. D’autant plus qu’il y a eu des antécédents en la matière. Nous espérons donc que le budget ne sera pas orienté dans une perspective clientéliste. Nous serons vigilants sur l’augmentation des dépenses de certains postes (ou des dépenses de certaines associations para-municipales).
D’autres conjonctures sont à inclure dans notre réflexion. Il faut tenir compte des événements des dernières semaines. Programme d’orientation européen, contrat de plan état région, protocoles d’accord. Ces éléments vont engager notre île pour plusieurs années. Et notre collectivité devra avoir un regard sur ces grands travaux pour ne pas passer à côté de répercussions potentiellement intéressantes pour son aménagement et son développement.
De plus nous sommes à la première année du contrat urbain de cohésion sociale (2007 – 2012). Les contrats de ville ont pris fin l’année dernière (2000 – 2006). Nous nous engageons donc pour 3 ans et potentiellement jusqu’en 2012. Quel bilan des actions menées au titre des contrats de ville et comment appréhender le prochain contrat entre l’état et la ville ? Saint andré pourra – t – elle bénéficier d’un bon taux de couverture, notamment en terme de crédits spécifiques ? Les taux sont entre autres modulés en fonction de la situation financière des communes ! Ce n’est pas un hasard si nous insistons sur ce point depuis toujours !
Lors de cet exposé les thèmes suivants ont été abordés par les élus de l’opposition municipale : éducation, environnement, solidarité, aménagement (sécurisation, assainissement, endiguement, cadre de vie), sport et culture, la politique de l’eau.
Aussi, ces mêmes élus ont insisté sur la nécessité d’avoir une vision globale de l’aménagement de saint andré. Cette vision, s’appuyant sur une mise en perspective du développement de la ville aurait pu permettre à la ville de préparer efficacement son désenclavement tout en collant au développement durable et humain.
You write very well.
Rédigé par: Becca | 29/10/2008 à 11:44