Séminaire sur l'eau au Conseil Général
La problématique de l’eau est une problématique mondiale. Des similitudes existent avec notre petit territoire et des objectifs communs existent, toute proportion gardée.
L’eau est un bien public mondial et le droit à l’eau est reconnu par l’ONU. Il nous faut s’investir, chacun à son niveau, dans la mise en œuvre de ce droit. En 2020 la moitié de la planète pourrait manquer d’eau. Dans le monde 1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau. Les maladies engendrées (choléra, diarrhées, hépatite,…) entraînent la mort de 1,6 milliard de personnes par an (surtout des enfants) ! Ainsi le droit à l’eau est indispensable à la réalisation d’autres droits : le droit à la vie, à la santé, à l’éducation,…
A La Réunion, nous devons être conscients qu’il s’agit là d’un problème planétaire et qu’il s’agit d’un enjeu futur mondial. Nous devons mesurer l’ampleur des problèmes liés à la politique de l’eau : la démographie, l’urbanisation, les retards structurels. Mais aussi poser la question des handicaps existant : la géographie, le relief, la fragilité financière des collectivités, le contexte social difficile, les normes françaises et européennes facteurs bloquant.
Enfin il nous faut ne pas ignorer les grandes mutations climatiques et environnementales. Notre insularité et notre vulnérabilité face aux aléas est à considérer. Car il nous faut jeter les bases d’une politique anticipatrice, d’adaptation, de planification, de gestion du risque. Ces objectifs doivent être défendus dans les grands documents d’orientation car l’eau est à la base d’enjeux important de développement humain, durable et d’aménagement du territoire.
Il faut dès maintenant poser la question du mode de gestion de cette ressource de façon à atteindre une gestion équitable et équilibrée sur l’ensemble du territoire et permettre un égal accès à l’eau sur le sol réunionnais.
Eric FRUTEAU
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