L’assainissement pluvial : un besoin de financement conséquent
La situation réunionnaise dont la population va augmenter jusqu’en 2020-2025 pour atteindre le million d’habitants interpelle. A Saint André : la population de la ville passera de 55 000 actuellement à 75000 dans 10 ans et à 90 000 dans 20 ans. Se pose aussi la question de l’urbanisation rapide. La transformation, l’évolution rapide de la société réunionnaise nous fait poser sans cesse la question du rattrapage structurel, de l’adaptation et de l’anticipation.
L'exemple de Saint André :
• En dépit des actions déjà entreprises (2,4 M€ depuis 2008 dans ce domaine), nous avons à régler des problèmes graves car non résolus depuis plus de 30 ans : chemin l’étang, chemin du centre…
• nous allons vers la confortation des pôles existants (porte des Salazes, Fayard, Centre ville, Ravine Creuse par exemple) et vers l’émergence de futurs pôles urbains (Bel Ombre, éco-quartier,…).
• Qui dit urbanisation dit construction de réseaux et notamment pluvial. Avec quel moyen ?
A la Réunion, dans toutes les communes : des problèmes similaires
On est en droit de s’interroger sur la prise en compte par la loi des spécificités des outre mer en général, de la Réunion et de Saint-André en particulier en matière d’assainissement pluvial et des problèmes de sécurisation des populations (endiguements de ravines, amélioration des radiers).
En clair, les 2 milliards d’euros annuel prévus pour participer au financement de la politique de l’eau sur l’ensemble des territoires de France et d’outre mer tiennent-ils compte des particularismes locaux outre mer ? A Saint-André, on évalue à 110 millions d’euros le montant de l’investissement nécessaire au renforcement, à la mise aux normes et à la structuration des réseaux.
DE PLUS L’héritage est lourd : le manque d’anticipation, un PLU annulé, un développement anarchique et non cohérent des retards structurels importants. Et nous avons une priorité : sécuriser nos populations Face à notre vulnérabilité, insularité, aux aléas climatiques nous anticipons et mettons en place des documents de planifications avant-gardistes : Plan climat énergie, différents schémas directeurs, Plan local d’urbanisme, règlements urbanistiques,…
MAIS La solidarité nationale et européenne est indispensable au vu des moyens limités pour les communes
• Pour l’ensemble des communes de l’île Une population exposée et victime de la situation sociale. • Le refus de faire peser les travaux futurs sur la population par le biais des taxes locales ou par l’intermédiaire de redevances supplémentaires ! • La nécessité de tenir compte d’une vision globale de l’aménagement : limiter les impacts négatifs des aléas climatiques et gérer l’eau pluvial c’est aussi bloquer l’érosion des sols donc défendre la canne à sucre. Penser aux effets de nos actes (exemple épierrage systématique des terres sans mesures pour canaliser l’eau entraînent des inondations redoutables pour les familles).
• Ainsi comme je l’ai demandé lors du redéploiement des fonds du POE 2007/2013 je plaide de nouveau pour rendre éligible l’assainissement pluvial au fonds européens.
• Que cette problématique puisse être plaidée lors des futures négociations pour la période 2014/2020.
Eric FRUTEAU
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